V.-Nightmares / ICE

Présentation

Tableau en quatre temps, V.-Nightmares traverse les cycles saisonniers et de vie, nous interrogeant sur le passage du temps et la présence de la mort. Une vie de scènes mouvantes aux multiples confrontations esthétiques, alors que les saisons explorent, chacune à sa manière et à contre-courant des Quatre Saisons vivaldiennes, les frontières entre danse et performance.

Coda de V.-Nightmares, ICE est blanc comme la neige. Et noir comme la mort. La glace hivernale est ici omniprésente. Elle transcende le corps extrême de la mort dans une jouissance morbide, accentuée par l’expressionisme violent d'un contraste chaud/froid. Faisant suite à une évolution organique initiée à travers le désir printanier, développée par la brûlure estivale et enveloppée dans la dépouille cadavérique de l’automne, ICE trouve sa jouissance dans un travail sur la matière, raffinement minimal où spectralité et rituel funèbre exultent. L’hiver lunaire décline sa fluidité en deux temps cérémoniels entre force et fragilité, ponctuant ses lenteurs et fulgurances de beauté et malaise alchimiques. La subtilité géométrique de l’ensemble se traduit alors dans une succession d’actes performatifs métamorphosant les quatre interprètes solitaires en performeurs, propres à actionner une scénographie mouvante de Peter Maschke, mais également en vidéastes amateurs suivant les dispositifs de Jacques André, en porteurs des lumières de Thomas Beni et, enfin, en acteurs de la création sonore de Maxime Bodson.

Presse

Presse

« […] Un quatuor en noir et blanc, à la fois intriguant et fascinant au vu, en tout cas, du filage auquel nous avons pu assister. […] Succession en parallèle d’actions simples aux accents de rituels étranges et de solos de danse jouant volontiers sur la torsion/distorsion du corps, l’ensemble mêle beauté et malaise (Smits oblige, aurait-on envie d’ajouter). […] Sans oublier deux très beaux solos d’Erica Trivett, seule femme à bord de ce vaisseau presque fantôme. Force et fragilité, lenteur et pointes nerveuses s’entremêlent dans son corps avec fluidité, jusqu’au final d’une pureté crade presque magnétique sous les caresses de violons 100% vivaldiens. »

A propos de ICE, OH, Zone 02, 14.02.07

« […] Les danseurs sont visibles par le public durant toute la représentation et agencent eux-mêmes leurs changements et mouvements dans ce superbe décor. La technique est également fort visible sur scène, telles les lumières, les projections et le son. Les changements, souvent concomitant, s’interconnectent. Il y a donc toujours beaucoup de choses à voir. L’interaction avec le décor est à peu près aussi présente que les mouvements de danse. À l’opposé de la musique de Vivaldi, l’hiver est ici raconté de manière peu dramatique et sans une charge émotionnelle trop grande. La mort, dans « Vivaldi’s Nightmare IV : Ice » est présentée de manière distante et imagée. Une représentation avec beaucoup d’images bien pensées et intelligemment mises en scène, tant par les danseurs que par les éléments du décor. »

A propos de ICE, Rina Sanders, cultuurpodium.nl, 08.03.07

Ensuite, à la fin de la partie ICE, la superbe Erica Trivett, dans une petite robe blanc pâle, cherche désespérément à continuer sa danse entre les fragments du mouvement hivernal de Vivaldi, alors que des hommes en noirs la salissent à mort de larges traces noires de suie. L’idée est simple et l’exécution si complexe et magnifique que j’en avais les larmes à l’œil. La plus subtile création sur l’ère du changement climatique qu’il m’ait été donné de voir.

The Scotsman, J. McMillan, 24/02/08

ICE, enfin, (l’hiver) est une vision sombre de mort lente, voyant le corps (la planète ?) abusé et pollué. L’extraordinaire solo de Erica Trivett est une tentative étourdissante et pénible – mais finalement futile – de survivre.

The Herald - Glasgow, M. Brennan, 25/02/08

Quand vient l’hiver de « ICE » […], la mort en noir et blanc a gagné du terrain, ses ombres fascinantes, sa neige implacable couvrent tout de silence.

La Libre Belgique, M. Baudet, 9/11/07

Tournée

Tournée

Première 22/02/2007=>24/02/2007 Théâtre de la Balsamine Bruxelles
01/03/2007 Lantaren/Venster Rotterdam (NL)
03,04/03/2007 Ludwig Forum Aachen (DE)
09/05/2007 CC Evergem Evergem
15/05/2007 Théâtre Het Vervolg/Derlontheater Maastricht (NL)
06/11/2007=>21/11/2007 Kaaitheater Bruxelles
15/12/2007 De Velinx Tongeren
08/01/2008 Stadsschouwburg Groningen Groningen (NL)
12/01/2008 CC de Meent Beersel
17,18/02/2008 Musiekteater Baltoppen Ballerup (DK)
22,23/02/2008 New Territories Glasgow (UK)
02,03/06/2008 International Dance Week Festival Zagreb (CRO)
29/08/2008 Tanzmesse Düsseldorf Düsseldorf (DE)
09/12/2008 Théâtre Varia Bruxelles
19, 20/12/2008 Théâtre de la Place Liège
23/01/2009 CC Berchem Antwerpen
31/01/2009 Les Ecuries Charleroi
07/03/2009 Kortrijkseschouburg Kortrijk
27/05/2009 Arnhemseschouwburg Arnhem (NL)

Photos
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